Quitter Betna

La maison (Betna) est vide, prête à la location. Quand on y chante, on entend de l’écho. Les enfants sont déjà partis chez leurs grands-parents, en vacances à Saint-Malo. Nous fermons la maison. Nous sommes déjà partis, et pourtant nous sommes encore en France. Ô temps suspend ton vol. Tout est tendu vers le départ.

Saint-Malo

C’est une parenthèse en cette année torride :
Le soleil est discret au vent de Saint Malo
Où l’on entend toujours les fameux matelots
Chanter pour Santiago, les Indes ou la Floride.

Ici l’âme en suspens, comme en une mer vide,
Les esprits embrumés, à la pêche au bulot,
Sur le nez un bouquin, au feu des chamallows.
Entre deux continents j’ai l’humeur apatride.

Il était une fois, sur un autre chemin,
Un plus jeune que moi, le bâton à la main.
Il y a bien longtemps : une autre Santiago…

J’ai regardé hier, je regarde demain :
Quatre enfants sur mes pas, une main dans ma main.
Ultreïa ! que s’ajoute au chant : Too Good, Togo.